Porter en soi la présence nourrissante de Dieu

13 avril 2008

4e dimanche du temps pascal A

Le Bon Pasteur -  voir en grand cette image
Le Bon Pasteur
© Bnf, ms. éthiopien 389, fol. 1v.

Les Actes des apôtres racontent, qu’au jour de la Pentecôte, lorsque tout rempli de l’Esprit Saint, Simon Pierre prit la parole, ceux qui l’écoutaient furent remués jusqu’au fond d’eux-mêmes. Ses auditeurs étaient « touchés au cœur », non par ses qualités d’orateur, ni non plus par sa culture ou par la précision de sa pensée, mais par la puissance de l’amour qui émanait de l’annonce de la mort et de la résurrection de Jésus.

Les personnes assemblées devant le pêcheur de Galilée goûtaient, par la médiation de son exhortation, à l’amour bienfaisant et guérissant de notre Seigneur. C’est « par ses blessures que nous sommes guéris » confessera un peu plus tard, dans une lettre aux chrétiens d’Asie Mineure, le premier des Apôtres. Puis il ajoute : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre Berger, le gardien de vos âmes. » Le Christ est en effet ce Bon Pasteur qui accueille, soigne et réconforte tous ceux qui viennent à lui. Et si certaines brebis hésitent à s’approcher ou se perdent, il part à leur recherche afin qu’elles ne deviennent pas la proie des loups.

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus se présente comme la porte de la bergerie. Il est la porte du royaume des cieux parce qu’il est amour. Seul l’amour permet d’accéder au pays de l’amour. Tel est l’impératif qui s’offre au discernement de chacun. Celui qui choisit d’aimer et qui demeure dans l’amour est sauvé. Il est libre d’aller et de venir où bon lui semble, car où qu’il soit, quelles que soient ses conditions de vie, il trouvera toujours un pâturage, c’est-à-dire la présence nourrissante de Dieu, tout simplement parce qu’il porte Dieu en lui.

Textes du jour :
Ac 2, 14a.36-41
Ps 22 (23)
1 P 2, 20b-25
Jn 10, 1-10