6e dimanche du temps ordinaire C

Quand t’es dans le désert

14 février 2010

Nos vies connaissent, de temps à autre, des périodes arides où les difficultés semblent vouloir se cumuler, indéfiniment. À peine est-on sorti d’une ornière qu’une autre se forme sous nos pieds. Le chemin devient ardu, le soleil ardent, et la marche particulièrement pénible.

Au plus intime de soi, (re)surgit la prise de conscience de sa propre fragilité. La vie ne semble tenir qu’à un fil et peu s’en faut pour que nous lâchions prise et cessions le combat. Quand frappent la maladie, l’échec, le chômage, la solitude, quand nous mêmes ou nos proches, sommes touchés par l’angoisse du lendemain, comment rester debout ? Face à des situations difficiles qui durent, durent, et que l’on voudrait tant voir se résoudre, où puiser le courage de faire un pas supplémentaire et d’espérer encore ? La foi est-elle de quelque secours lorsque nous affrontons ces déserts ?

Le prophète Jérémie répond par l’affirmative. Il oppose deux situations : celle de l’homme qui s’en remet à l’homme et celle de l’homme qui s’en remet à Dieu. L’un et l’autre connaissent l’aridité du désert : la brûlure du soleil n’est pas épargnée au croyant. Mais tandis que le premier fixe sa « demeure » en ce lieu aride, sur cette terre salée — c’est-à-dire stérile —, le second continue de porter du fruit car il plonge ses racines dans les eaux rafraîchissantes de la foi. La confiance qu’il met en Dieu le soutien dans son infortune et lui rappelle que le désert peut être traversé.

Textes du jour :
Jr 17, 5-8
Ps 1
1 Co 15, 12.16-20
Lc 6, 17.20-26