Le Christ Roi de l’univers

L’inauguration du Royaume

Dimanche 25 novembre 2007

Jésus est sur la croix. Il agonise. Autour de lui le mal donne libre cours à sa haine. Les chefs des prêtres ricanent, les soldats le tournent en dérision : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! », l’un des bandits l’injurie. Le père du mensonge ne supporte pas la manifestation de la vérité. Il tente de la ridiculiser. Il sait cependant qu’il devra fléchir le genou devant le Crucifié, même si l’immensité de son orgueil l’empêche d’y consentir. Dans ce déluge de colère et de méchancetés, la parole de celui que la tradition appellera le Bon Larron, a été bien douce au Seigneur. Le malfaiteur l’appelle par son prénom. Ses paroles confessent tout à la fois l’innocence et la royauté de son compagnon de gibet : « il n’a rien fait de mal… Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne. »

Crucifixion
Crucifixion
© Bnf. Ms. copte 13, fol. 83v (XIIe s.)

La croix inaugure la royauté du Sauveur de manière paradoxale. Unis dans la vérité et dans le supplice, ce sont deux personnes condamnées par les autorités civiles et religieuses, deux parias de la société, qui les premiers franchiront les portes du royaume des cieux. Le Roi de l’univers a accepté d’être rejeté par les siens afin que tous les persécutés pour la justice et la vérité puissent immédiatement se sentir chez eux dans son royaume, participant pleinement à sa royauté victorieuse.
La royauté de notre Seigneur n’écrase personne, sinon le Mensonge et ses complices. Elle accueille tous ceux qui veulent vivre dans l’amour véritable, quelles que soient leur religion, leur appartenance ethnique, leur condition sociale. Tous ensemble, ils forment le corps du Christ. Ils sont l’Église, l’Épouse bien-aimée du Seigneur notre roi.

Textes du jour :
2 S 5, 1-3
Ps 121 (122)
Col 1, 12-20
Lc 23, 35-43