5e dimanche de Carême, année B

Devenir disciple

29 mars 2009

Nous sommes à Jérusalem, au temps de la Pâque. Une foule nombreuse se presse autour du Temple. Elle veut remercier son Dieu de l’avoir libérée de la main de Pharaon. Jésus est là avec ses disciples. Il y a aussi des juifs venus de la diaspora. Certains d’entre-eux s’adressent à Philippe : « Nous voudrions voir Jésus. »

Qu’est-ce qui les pousse à entreprendre cette démarche ? est-ce la curiosité ? le désir d’interroger le Seigneur ? la volonté de devenir ses disciples ? L’évangile ne le dit pas. Quelle que soit la motivation qui les guidait, la réaction de Jésus ne pouvait manquer de les surprendre. Le Sauveur, en effet, leur parle à brûle-pourpoint de la glorification du Fils de l’homme, c’est-à-dire de sa mort nécessaire et féconde, et des conditions imposées à qui veut être son disciple.

Est disciple, celui que le Père reconnaît comme tel : « Si quelqu’un me sert mon Père l’honorera ». Qu’est-ce que servir le Christ ? C’est le suivre ! Et qu’est-ce que suivre le Christ ? C’est accepter de se détacher de sa vie, de la perdre par amour, afin de porter du fruit en abondance et de provoquer la joie de Dieu.

Cette désappropriation de soi n’est pas spontanée. Elle suppose que le disciple fasse sien, de manière définitive, le beau combat de l’amour. C’est à ce prix qu’il partagera la victoire et la gloire de son Sauveur. Car le Père honore le disciple en glorifiant son propre Fils, et le Fils, d’après l’Apocalypse, honore le disciple en lui faisant partager sa propre gloire : « le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai remporté la victoire et suis allé siéger avec mon Père sur son trône » (Ap 3,21).

Textes du jour :
Jr 31, 31-34
Ps 50 (51)
He 5, 7-9
Jn 12, 20-33